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Droit ou devoir individuel de formation

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Préparez vous à changer votre conduite du changement

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Le RSNE idéal doit booster l’intelligence collective

Qu’est-ce qu’on parle et qu’on écrit à propos des réseaux sociaux d’entreprise ! A tel point que l’entreprise qui n’a pas encore déployé un tel outil tombe séant dans la catégorie des plus ringardes. Pourtant, ces outils sont-ils vraiment matures ? Constituent-ils une réelle source de création de valeur ? Le véritable enjeux d’un réseau social d’entreprise est de développer l’intelligence collective. Et ce n’est pas en mettant en place un site d’échange de document, un système de e-learning ou un Facebook-like interne que cela fonctionne.

Alors que devrait permettre un réseau social numérique d’entreprise (RSNE), dans l’idéal ?

La connaissance à portée de clic

C’est ce qui vient en premier à l’esprit lorsqu’on s’imagine utiliser un RSNE : demander la réponse à une question, partager un article ou une vidéo dans une communauté de pratiques, communiquer sur une nouvelle méthode, un nouveau produit, etc. Cette fonctionnalité existe depuis les premiers groupewares dans les années 1990, puis dans les forums et autres intranets. C’est la fonctionnalités de base du RSNE à l’image du mur de Facebook®. Or, ce flot ininterrompu d’information où la dernière chasse la précédente indéfiniment ne facilite pas l’appropriation de l’information. De plus, ces flux d’information coulent dans des silos et même si les agrégateurs de contenus existent, il peinent à collecter tous les canaux : réseaux sociaux privés ou professionnels, blogs, sites de presse généraliste, sites spécialisés, forums, etc. et quand bien même y réussiraient-ils, cela ne ferait qu’augmenter l’infobésité à laquelle est soumis l’utilisateur.

Je mise donc sur une nouvelle génération d’outils capable d’analyser sémantiquement tous ces flux, de leurs affecter une nomenclature automatique et dynamique et de les agréger. L’utilisateur bénéficierait en retour d’une sorte de magazine multimédia en constante évolution qui rassemblerait toute la connaissance qui l’intéresse. Ainsi, les contenus ne seraient plus empilés sous la seule contrainte chronologique, mais enrichis et actualisés au fur et à mesure que les informations pertinentes surgissent sur un sujet sélectionné. Il serait en outre possible de creuser un contenu, c’est à dire de révéler les sources qui ont servi à élaborer la synthèse affichée dans le magazine.

La reconnaissance entre pairs

Accéder à la connaissance est essentiel, en créer l’est tout autant. L’utilisateur du RSNE ajoute de l’information, corrige, enrichit ou actualise celle qui existe, met des informations en relation, etc. Ce travail qu’il réalise est apprécié par ses pairs et plus globalement par les autres utilisateurs du RSNE.

Le RSNE idéal permettrait donc à tous de rendre compte de l’utilité et de la pertinence des publications des autres utilisateurs. Cette reconnaissance collaborative se joue à deux niveaux. Un premier niveau où l’utilisateur attribuerait un label à la publication qu’il apprécie. Ce système plus élaborés et porteur de sens que les “like”, des “plus” (ou que sais-je encore) indiquerait par exemple que : la publication lui a servi dans son travail, qu’elle témoigne d’une expertise dans un domaine, etc. Un deuxième niveau où le système lui-même rendrait compte de la densité de requête ou de consultation concernant une publication, à travers une analyse automatique de tous les flux du RSNE.

Ainsi les contributeurs gagneraient en visibilité sur leurs domaines de compétences, leurs niveaux d’expertises. Ces compétences avérées, validées par des pairs et prouvées en situation, constitueraient une sorte de CV permanent consultable par tout un chacun à l’image du CV sur LinkedIn ou Viadeo et des compétences et recommandations associées.

Un outil d’apprentissage et d’enseignement

Si le e-learning a bien pénétré dans l’entreprise, la prochaine étape est le social learning. N’est-ce pas un juste rééquilibrage des choses, mettant fin à l’image du e-learner, seul face à sa machine à enseigner ? L’apprentissage est social !

S’appuyant sur la lisibilité accrue des compétences et des domaines d’expertise de chacun évoquée plus tôt, le RSNE jouerait là un rôle dans le transfert et l’apprentissage de cette connaissance. En complément d’une formation, il permettrait de mettre en relation les novices et les experts. Il hébergerait des contenus pédagogiques en son sein et serait à même de les proposer aux utilisateurs suivants certains critère prédéfini : présentation de l’entreprise aux nouveaux arrivants, éléments de la culture managériale propre à l’organisation lors d’une prise de poste d’encadrement, argumentaire de vente d’un nouveau produit aux commerciaux. Durant sa formation, l’utilisateur aurait le loisir d’échanger en live avec un expert ou des collaborateurs ayant le même profil, il aurait également la possibilité de noter le contenu pédagogique.

Sur des savoir-être plus difficile à acquérir sous forme de e-learning, le RSNE dans sa dimension social learning ouvre la voie à du e-mentoring.

Des espaces virtuels de rencontre et de travail

Le RSNE de demain offrirait aussi de nouveaux espaces, affranchis des frontières géographiques (mais pas encore des fuseaux horaires), et paramétrables à l’infini : les utilisateurs se retrouveraient dans une “salle virtuelle” équipée de tous les éléments nécessaires à leur formation, leur projet ou encore leur atelier. Fini les problèmes de réservation de salle, de vidéoprojecteur qui ne fonctionne pas ou encore d’impossibilité de participer à un meeting car son avion a pris du retard.

Il s’agirait d’un véritable espace virtuel dans lequel l’utilisateur serait immergé. Les Serious Game en montrent les prémices et suivant l’évolution des jeux en réseau, ils vont progressivement se “socialiser” et investir le RSNE.

Demain, la visite d’un nouveau site au Brésil par les collaborateurs français ou la présentation d’un nouveau produit aux équipes commerciales à travers le monde pourront se faire virtuellement via le RSNE.

Des frontières ouvertes sur l’écosystème de l’entreprise

Le RSNE sera ouvert. La confidentialité de certaines informations, l’accès à certains modules seront maîtrisés, mais globalement le système sera ouvert. Ouvert vers les clients, les candidats, les partenaires et tout l’écosystème nécessaire à la vie et au développement de l’entreprise.

Le RSNE s’ouvrira par ailleurs aux autres réseaux sociaux. L’entreprise bénéficiant des informations présentes sur le CV LinkedIn d’un collaborateur, aussi bien que des retweets de la campagne de lancement de son dernier service. La frontière entre interne et externe deviendra de plus en plus poreuse, non sans complexifier les aspects juridiques, en premier lieu en termes de propriété intellectuelle.

Enfin, le système sera ouvert technologiquement et porté sur tous les appareils utiles pour le collaborateurs : il constituera un véritable bureau virtuel et sera accessible aussi bien depuis internet sur n’importe quelle plateforme, de l’ordinateur fixe au siège au smart-phone lors d’un déplacement.

Un support au management collaboratif

Le RSNE vient à point nommé, en parfaite synchronisation avec l’avènement de la société de la connaissance, la complexité croissante des tâches réalisée par les collaborateurs, la course à l’innovation et l’omniprésence de la logique projet. Le management de l’entreprise devient collaboratif ou coopératif et modifier les organisations qui deviennent fractales, fluides, agiles. Le RSNE rêvé serait un support de premier ordre pour ce nouveau type d’organisation du travail.

Les collaborateurs pourraient interagir afin de s’organiser mutuellement, de proche en proche, en dynamique constante. Les experts étant identifiés, leurs niveaux de disponibilité serait connu, les équipes se feraient et se déferaient au gré des projets dans l’espace réel comme sur le RSNE. Chaque utilisateur aurait le choix d’accepter, de négocier ou de refuser les tâches qu’il se verrait affecter par ses pairs. Il aurait également la possibilité de redistribuer celles-ci à son tour à d’autres collaborateurs. Ainsi, le travail s’organiserait au sein du réseau grâce au RSNE, de manière fluide et optimisée, tenant compte des situations locales et personnelles et s’ajustant aux événements en temps réel.

Ces outils de management collaboratif arrivent sur le marché, mais restent pour le moment orphelins. Je le répète, mais l’enjeu premier du RSNE idéal est d’être intégré : toutes les fonctionnalités évoquées ici doivent se trouver dans un même système parfaitement interconnecté et interopérable.

Vers le pilotage 3.0 de l’entreprise

Le RSNE idéal révolutionnerait également la manière de piloter l’entreprise.

Le système assurerait la cohérence et la vision globale du suivi de l’avancement des tâches alors même qu’elles sont atomisées dans tous les reliefs de l’organisation et en mouvement permanent. Loin de la logique de contrôle centralisée de la plupart des entreprises actuelles, le RSNE impliquerait que chaque collaborateur prenne l’initiative de rendre compte de son avancée à ces interlocuteurs au fur et à mesure qu’il contribue aux projets.

Le RSNE mettrait en lumière les flux de connaissance et les interactions réelles entre les collaborateur, atouts essentiels dans nos nouvelles économies. Il mettrait à jour un instrument jusqu’ici informel alors que précieux : le sociogramme : au delà de l’organigramme théorique de l’entreprise, celui-ci présente la densité et la direction des échanges, souvent bien plus transversaux entre les membres d’un réseau. Les éditeurs de solution doivent sur ce point redoubler d’inventivité afin de rendre lisible ce tas de spaghetti et d’en faire un véritable instrument d’aide à la décision sur une mobilité, un recrutement ou plus généralement une réorganisation.

Voilà un peu à quoi ressemblerait mon réseau social numérique idéal. On peut toujours rêver !

Liste non exhaustive des solutions proposées actuellement :

Les réseaux sociaux “classiques” :

Social learning :

Reconnaissance collaborative :

Performance collaborative :

  • Rypple devenu Work depuis le rachat par Salesforce